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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:42

Voilà qui me met du baume au cœur et me conforte dans la voie choisie : remettre l’humain au cœur de nos organisations. Ce n’est ni plus ni moins, ce que préconise le Forum Économique Mondial de Davos qui a publié un classement comparatif des qualités requises pour diriger.

Si la résolution de problèmes complexes reste la compétence première, en 2020, l’esprit critique supplantera la coordination avec les autres à la 2° place, et la créativité primera sur la gestion des talents qui devra être un pré-requis.

En 2020, le manager devra aussi faire preuve d’intelligence émotionnelle, aptitude aujourd’hui tellement marginale qu’elle ne fait pas partie des critères retenus en 2015.

 

Ainsi donc, développer l’esprit critique, la créativité, favoriser l’intelligence émotionnelle sont des objectifs de développement et de formation pour les cadres aujourd’hui en poste. Est-ce que les priorités définies aux plans de formation et les méthodes pédagogiques privilégiées le permettent.

 

Depuis 30 ans, la rationalisation a dominé nos organisations. L’amélioration de la qualité a été obtenue grâce à des démarches « scientifiques », la créativité a été évacuée, l’initiative fortement cadrée et l’intelligence émotionnelle niée.

 

Malgré toutes les démarches qualités, on constate pourtant que la qualité recherchée n’est plus toujours au rendez-vous, même pas notre qualité de vie : trop de gens sous psychotrope, trop de burn-out, trop stress au travail…

Et pour cause.

Après le prêt à porter qui a envahit nos armoires, le prêt à penser a envahi nos tiroirs et nos classeurs de Procédures.

Les progrès sociaux qu’ont été la sécurité sociale, les mutuelles, le S.M.I.C et qui nous ont permis de nous épanouir personnellement et professionnellement en nous garantissant un minimum de sécurité pour donner le meilleur de nous-mêmes ont été suivi d’une surenchère de mesure qui nous a déresponsabilisé sous prétexte de nous apporter plus d’avantages.

 

Et cependant, nous avons tous envie de réussir ce que nous entreprenons, nous avons tous besoin de reconnaissance. En fait, c’est pour cette raison que les procédures et toutes les démarches qui visent à améliorer nos interventions trouvent des émules. Mais ce qui était un progrès est devenu, dans son application, une contrainte, une limitation : nous avons tous des exemples de procédures inadaptées qui vont à l’encontre du but recherché. Le résultat de l’application vaille que vaille, coûte que coûte de mesures inadéquates est la perte de la motivation et de l’esprit d’initiative et en définitive, de la qualité.

Parce ce que la qualité d’un produit, comme d’un service, in fine, on la doit à l’Homme qui le conçoit, le fabrique ou l’applique.

 

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Published by Catherine STRUMEYER
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